vendredi 12 juin 2009

Adam d'Arras dit de la Halle dit Le Bossu

« Le Jeu de Robin et Marion » d’ Adam de la Halle, par l’Ensemble Micrologus

Mise en musique d’un texte d’environ 800 vers, cette œuvre conjugue deux éléments de traditions musicales populaires : la pastourelle et la bergerie. L’argument : au sortir d’un tournoi, un chevalier tente de séduire la bergère Marion, qui attend son amoureux dans un pré. Econduit à deux reprises, le chevalier passe sa colère sur Robin, l’amoureux de la belle, puis emmène celle-ci de force. Robin, d’abord couard (il ne se précipite pas au secours de Marion qui l’appelle à l’aide), se vante devant ses amis venus à la rescousse. Après cette pastourelle, tout se termine en une bergerie autour d’un festin paysan avec chants, jeux et farandole.

Consulter la version pdf de "Le jeu de Robin et Marion ; suivi du Jeu du pélerin / Adam le Bossu,... ; éd. par Ernest Langlois", sur Gallica

Pour accompagner l’écoute tout en se cultivant, je recommande la lecture des textes de la brochure : ils sont particulièrement passionnants. A propos de l’œuvre, voici quelques extraits de la présentation de Darwin Smith :

« Le texte de Robin et Marion est connu par trois manuscrits de la première moitié du XIVe siècle, donnant trois versions sensiblement différentes de l’œuvre […] Avant l’écriture, il s’agissait de textes travaillés par un ou plusieurs groupes de ménestrels, tout à la fois chanteurs, danseurs, mimes, acteurs et musiciens […] Chaque joueur pouvait débiter des rôles de longueur variable, découpés au sein d’un ruban textuel versifié, mémorisé par l’ensemble des membres du groupe. » Darwin Smith parle d’une forme de « lutte versifiée, savamment préparée. » « L’existence de ces ’jeux’ marque l’apparition dans l’écrit de ces œuvres dramatiques préexistantes. » D. Smith explique en effet comme ces formes de compositions sont emblématiques de l’essor de l’écrit et de son appropriation par de nouvelles catégories de population : « [l’écriture manuscrite] se généralise par la présence de clercs instruits dans toutes le communautés, mêmes laïques, fussent-elles les plus petites dans le monde rural. On voit ainsi en Artois et en Picardie, à la fin du XIIe siècle, des villages et des communautés de communes louer à l’année les services d’un clerc « escrivain » pour leurs affaires. »

Apparaît alors une nouvelle classe de clercs, laïcs, dont fait partie Adam le Bossu (« On m’appelle Bossu, mais je ne le suis mie »), dit Adam d’Arras, dit Adam de la Halle (lien vers le site musicologie.org). Darwin Smith : « Probablement de la même génération que Robert II (1248-1302) comte d’Artois, son seigneur, dont il fut ’aimé, prisé et honnoré’ […] En tant que maître, Adam était l’un des rarissimes jongleurs ou ménestrels instruits à l’Université. L’attribution et le port de ce titre […] sanctionnaient l’acquisition d’un grade et marquaient l’appartenance juridique à la cléricature comme à la communauté des maîtres et écoliers. A l’inverse, le métier de jongleur relevait de pratiques non savantes qui ne nécessitaient ni culture ni grade universitaires. » Il faut comprendre ici à quel point est exceptionnelle la « convergence de capacités et d’identités » chez ce compositeur.

« Tout en conjuguant les éléments traditionnels de la pastourelle et de la bergerie, Robin et Marion est une œuvre qui fait éclater ses modèles […] ». Les dialogues de Marion « avec Robin comme avec le chevalier ont le souffle des sentiments vrais : quand il faut manger et se distraire des mots discrets disent des besoins simples […] L’ensemble du jeu donne à voir une totalité : l’amour, la confrontation des classes […], la présence familière ou inquiétante du monde animal […], la variété de l’expression (danse, chant, dialogues), les références à la dévotion (jeu de Saint Cosme) et à la royauté (jeu du roi qui ne ment). En ayant dépouillé ses modèles de leurs contenus de convention, l’œuvre est animée par la force d’une histoire universelle, dans les cadres étranges d’une société que nous cherchons encore à comprendre. »

L’ensemble Micrologus (voir leur site) nous a habitués à l’excellence de ses réalisations. Ils conjuguent ici comme dans leurs autres disques une extrême rigueur scientifique « historico-musicologique » (lire à ce propos le texte du livret où est expliquée « leur démarche ») et leur volonté de livrer la forme la plus proche de l’exécution originale de chaque type d’œuvre abordé. C’est ainsi qu’est obtenue cette fascinante « proximité », cette impression de grande spontanéité et de fraîcheur, forcément importante quand il s’agit comme ici d’une forme musicale populaire, dansée, jouée ! Point n’est nécessaire d’être un « initié » pour apprécier cet enregistrement. Il possède tant d’atouts que je ne sais lesquels nommer afin de donner envie de l’écouter : musicalité, joie de chanter et de jouer, mystère, ritournelles fascinantes ! On pourrait réaliser un fort impressionnant nuage de mots afin d’illustrer les multiples qualités de cet INCONTOURNABLE réussite discographique !

Catherine B.

Micrologus au Musica Sacra International Mrktoberdorf, 1996

mardi 26 mai 2009

La saison des pochtrons-somneurs

Chouette, un bac rempli de disques tout sauf classiques vient de nous arriver, disques tout frais catalogués dans le nord de notre beau département.

Dans le tas, aujourd'hui j'ai écouté et aimé :

Hjaltalin (c'est le nom du collectif d'intervention musicale dont je vais vous entretenir...) : "Sleepdrunk seasons". J'apprends sur cette page du site de Novaplanet qu'il s'agit d'un groupe islandais, voilà qui vous "typifie" son groupe, non ? A l'heure où je l'écoute (17h57 au travail) il me convient merveilleusement, ils sont du genre pas énervés et suffisamment bizarroïde pour ne pas décevoir, étant donné leur islanditude. Un garçon à la voix éraillée et très "petite chose fragile" monopolise les vocaux, quelquefois une cristalline voix féminine lui donne la réplique. Des accompagnements variés sont au menu, allant de la simple guitare à ce qui ressemble, pour mon oreille peu subtile, à des instruments-jouets, passant par des trucs non-identifiables par moi, allant jusqu'à une quasi-formation orchestrale (ou sont-ce des robots musiciens ou alors des synthés ??? peu m'importe en réalité). Des phrases rythmiques répétitives fascinantes comme des respirants, du quasi Philip Glass. Oui, définitivement emballée.

Une petite vidéo pour les voir à l'oeuvre :




Catherine B.

vendredi 22 mai 2009

Noëls médiévaux

The Orlando Consort propose, dans "Medieval Christmas", des pièces empruntées aux fêtes profanes et au fonds liturgique d'Angleterre, de France et des Pays-Bas. On y trouve plusieurs genres de compositions : celles, religieuses, issues de l'organum (forme la plus ancienne de la polyphonie écrite : 2 interprètes solistes chantant à des hautes différentes), des carols du XVème siècle ("burdens" : refrains chantés en choeur, d'abord dansés, puis devenus chants de Noël), des motets narratifs (importance du "racontage" d'histoires pour s'adresser à une communauté illettrée).


L'interprétation proposée ici fait bien comprendre et ressentir la fonction de "simple exclamation de joie", typique des chants de Noël, surtout pour les pièces du XVème siècle.

Site du Orlando Consort.

"Chant de l'Eglise de Rome : grands moments des 4 masses de la Nativité", par l'Ensemble Organum de Marcel Pérès. Antérieur au chant dit "grégorien", le chant de l'Eglise de Rome, ou "vieux romain" en a été également l'une des sources. Son ornementation était même plus développée que celle du style grégorien ! On y retrouve également des vestiges de tradition orientale. L'ensemble Organum nous propose ici le plus ancien manuscrit de chant romain : 1071. Intéressante démonstration de l'art de la cantillation (ou psalmodie), utilisée pour la proclamation et la transmission orale des textes sacrés. On y découvre également des exemples de technique dite de "bourdon", son tenu par les voix graves. Lu dans le livret d'accompagnement : "Le chant vieux-romain est la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jerusalem et l'héritage de la musique grecque".

Disque très recommandable pour son interprétation fascinante, et pour la découverte d'horizons musicaux qui paraissent en même temps tellement neufs !

Exemple d'interprétation de chant "vieux-romain" par l'Ensemble Organum :



Site de l'Ensemble Organum.

vendredi 15 mai 2009

En avant l'électro !

House, techno, drum and bass, trip hop, electro-jazz…, les musiques électroniques offrent aujourd’hui un mélange des genres musicaux.

Une petite sélection électro, plus ou moins récente.

U-Cef : Halalwood, 2008

Huit ans après Halalium, un premier album remarqué où il mélangeait drum’n’bass et mélodies arabes, U-Cef revient avec Halalwood.

Parmi les invités : Damon Albarn, Natacha Atlas, Justin Adams, Steve Hillage, Rachid Taha...

Dub, rock, électro, hip-hop, r'n'b et même musiques brésiliennes se mêlent à des échos de chaâbi, de chanson moyen-orientale et berbères.


Birdy Nam Nam : Live, 2006

Ce groupe de 4 DJs français de passage au festival Panorama en avril à Morlaix, présentait son dernier album intitulé Manual for successful rioting, produit par Yuksek. Plus électro et bien différent de leur 1er album Birdy Nam Nam.


Amon Tobin : Out from out where, 2002


Un album sorti il y a déjà quelques années sur le célèbre label Ninja Tunes mais qui fait toujours son effet…






General Electriks : Good city for dreamers, 2009

Longtemps expatrié aux États-Unis, Hervé Salters a fait ses armes avec les ténors du hip hop outre-Atlantique, comme Blackalicious ou Lyrics Born.

Là encore un mélange de genres et d’époques… qu’on ne se lasse pas d’écouter…

Caravan Palace ; Mr Scruff ; Chinese Man… : Electro swing, 2009

Une bonne compilation pour swinguer cet été…





Paul Kalkbrenner : Berlin calling, 2008

Bande originale du film de Hannes Stoer.

Devenu en quelques années un pionnier dans la musique électronique allemande, nous retrouvons aujourd'hui Paul Karlkrenner, non pas pour un nouvel album mais pour une bande originale de film dont il est aussi l'acteur principal.

Un mélange de ses plus gros hits réédité pour et de nouvelles productions.

Cirkus : Medicine, 2009

Né de la rencontre de Matt Karmil (DJ, guitariste) et de Burt Ford (producteur de Portishead et Massive Attack), puis rejoints par Lolita Moon et Neneh Cherry, le groupe CirKus sort en 2006 un premier album intitulé Laylow.

Ils présenteront leur nouvel album fin mai au festival Art Rock à Saint Brieuc. A découvrir donc…

Cet été au festival Astropolis (Brest) :



Roni Size : Return to V, 2004






Cocorosie : The Adventures of Ghosthorse and Stillborn, 2007

La musique folk, hip hop, électro de ces deux sœurs américaines proche de Bjork ne laisse pas indifférent.

Elles se produiront à la Carène dans le cadre du festival Astropolis en août prochain.

A écouter également…

Kruder & Dorfmeister
Nightmares on wax
Mr Oizo
Scratch Massive
LCD Sound System
Wax Tailor
High Tone
Ez3kiel
Miss Kittin and the Hacker…

Les classiques :

Carl Craig
Basement Jaxx
Coldcut
Laurent Garnier
Justice
Daft Punk…

A tous un beau week-end plein de vibes !!!

Solenn R.

mardi 5 mai 2009

Il a bluesé sa gnossienne ?

ROBERT SCHUMANN : Musiques de chambre (hautbois et piano ; clarinette et piano ; violoncelle et piano ; alto et piano ; cor et piano) ; sonates pour violon & piano

Cor, clarinette, haubois, alto, violoncelle chantent dans l'intimité des salons (la fameuse Hausmusik). Grande variété d'instruments, sous le signe du chant instrumental, avec des couleurs nouvelles qui renforcent l'expressivité de ces fantaisies en forme de variations sur contes et légendes (Märchenbilder : images de contes ; Märchenerzählungen : racontagers de contes) : une belle introduction à l'oeuvre de Robert Schumann.


J.S. BACH : Cantates BWV 179,35, 164 et 17, par l'ensemble La petite bande, dir. Sisigswald Kuijken.

Le choix de Sigiswald Kuijken de n'utiliser en tout et pour tout que les voix de ses 4 solistes pour toutes les parties chantées permet de se bien nettoyer la mémoire auditive de toutes nos écoutes passées des cantates de Bach. Version aux lignes claires et aérées, qui met fort bien en valeur les instruments (et comme cela est soigné chez S. Kuijken, c'est très appréciable !). Et pour qui les découvrirait, on ne peut rêver mieux, car elle va à l'essentiel : légèreté aérienne et intensité, douceur et ferveur !



A noter : L'ensemble La Petite Bande a rencontré récemment des difficultés (suppression de subventions) mais semble s'être finalement sorti d'affaire : site de la pétition "Save La Petite Bande"

ALEXANDRE THARAUD interprète Erik Satie : "Avant-dernières pensées", chez Harmonia Mundi.

Ma parole, il a bluesé sa gnossienne ?

Une gymnopédie comme un taï chi lent lent et heureux

Satie et Tharaud sont des chiens qui jouent

Piccadilly burlesque avec un ralentissage viennois

Un bateau marche sur le dos d'un canard en plastique très mou

La carmagnole au marteau las

Un boa s'ennuie dans une limousine

De minuscules éléphants explorent un jeu d'échec et emportent quelques tours au passage

Est-il bien raisonnable de caresser ainsi ses cordes de piano à main nue ??? Ou bien le piano est-il infesté de rats ? Piano préparé avec rats maracas ?

Normalité d'une panne qui dure depuis toujours

Quand embryon fâché, lui toujours faire ainsi !

Dans le deuxième CD, Alexandre invite quelques acolytes (le pianiste Eric Le Sage, la violoniste Isabelle Faust, le trompettiste David Guerrier, le ténor Jean Delecluse, la grande Juliette (Juliette Juliette, pas Juliette G)... Festif et hautement recommandable !

Catherine B

lundi 4 mai 2009

Bonjour quand-même

Beaucoup de disques écoutés, de films vus, de livres lus, et si peu de billets !!! Alors bonjour quand-même, j'espère que nous trouverons ici bientôt un rythme de publication décent !!!

En attendant de nouveaux billets d'humeur ou d'horreur ou d'humour ou d'erreur, deux vidéos vues ce matin et qui m'ont donné envie de les partager :

Dans "Breakfast at Tiffany's", de Blake Edwards, Audrey Hepburn poussait la chansonnette sur sa terrasse en plein New-York, sur une bluette d'Henry Mancini...

Cette vidéo a été publiée sur qobuz pour saluer Audrey Hepburn, qui aurait eu 80 ans aujourd'hui. Page Qobuz.



Dans le blog mélomane du "Poisson rêveur", hommage au fin humoriste suisse Bernard Haller, décédé la semaine dernière, avec ce sketch fameux, soliloque d'un pianiste désabusé...

Catherine B

jeudi 16 avril 2009

Vrac de Vrac

Pour commencer, un "gggrrrr" adressé à certains éditeurs de musique classique : pourquoi, oui pourquoi autant de récitals de chanteurs lyriques au physique avantageux ? Bel effort de casting, cela dit... Mais me fait râler car ça représente un taux de plus en plus important de titres par commande et je sature, là !!! C'est en râlant que j'écoutai "Amoureuses" par Patricia Petitbon : des airs de Haydn, Mozart et Gluck. Lassitude... C'est certainement excellent mais j'en ai trop écouté des comme ça, ces dernières années, de récitals de héros et d'héroïnes, surtout chez les baroqueux... Vous trouverez sur ce lien une excellente critique !!!

J'enchaînai avec un (pas neuf : 2004) "Operas" de Vivaldi, emmené entre autres par Jean-Christophe Spinosi et son Ensemble Mateus (enregistré en l'abbaye de Daoulas en septembre 2002 n'est-ce-pas, je tiens quand même à le préciser car c'est chez nous dans l'Finistère, ça). On y trouve des extraits d'enregistrements, par cet ensemble et d'autres ensembles, d'opéras de Vivaldi, avec entre vedettes P. Jaroussky, Magdalena Kozena, Nathalie Stutzmann. Joli, joli, lisse lisse lisse comme les énervantes photos des pochettes de Naïve pour ses opéras vivaldiens ! Cette manie du casting ! Moi pas objective, pour le coup ! J'en ai écouté quelques autres qui seront visibles bientôt sous forme de sélections sur le portail.

C'est vrai qu'elles sont mimi quand même !!!


Je m'arrête cependant sur le "Handel" enregistré par Rolando Villazon, avec les Gabrieli players dirigés par Paul McCreesh. On dit qu'il a cassé sa voix !!!???? Qué tristesse si c'est vrai !!! Je garde un souvenir taradzimboumant de sa performance dans "Les contes d'Hoffman" d'Offenbach, il y a quelques années, et n'en déplaise aux puristes, j'ai été bluffée par son exercice monteverdien dans "Combattimento di Tancredi et Clorinda". Il m'a semblé qu'il passait avec brio de l'expressivité propre à son registre bel-cantien aux exigences quasi-littéraires (et mathématiques ?) du chant baroque. Bon, pour l'enregistrement qu'il vient de consacrer à Handel, tout ne m'a pas emballé, mais il possède quelques moments de fulgurance et d'adéquation parfaite, avec justement un plus dans l'expressivité, le feu ! Moi je dis bravo ! Piotr Kaminski dit dans Diapason du mois d'avril : "L'art de la parole est proprement sidérant, les mots sculptés avec un métier sans égal, tout venu de l'intérieur, tout transformé en théâtre. La richesse du timbre et le style qui l'accompagne produisent un legato de rêve, souple et vibrant, rythmiquement vif : voilà un phrasé qui ne dort jamais".

Promo vidéo



C'est pas dans mes acquisitions, mais j'ai écouté ceci (pas encore catalogué alors pas de lien catalogue) :

Voyage en Arménie, B.O. du film de R. Guédiguian composée par Arto Tunçboyaciyan ==> splendide, à tomber, planant, captivant !!! On l'a essayé aussi en voiture avec des collègues et on a fermé les yeux sauf celui qui conduisait et on s'imaginait en bibliobus sur la route de la soie ou quelque-chose comme ça...

Flor de luna : ça mexicanise en diable, mais pas seulement mexique. Cuba, Venezuela et Equateur, Colombie, Argentine, et même un peu de l'Inde !!! Grand succès pendant le choix de livres en bibliobus dans la commune de L.

Italie maintenant : "Palummella" par Neapolis ensemble et "Canto nuovo" Sicilia, des tarentelles il y en a, c'est ce que je préfère, et des chansons à répondre aussi !!! Intéressant pendant le rangement du bibliobus, par pour l'efficacité mais pour nous avoir fait chanter en italien alors qu'on le cause même pas ! N.B. : les listes de recommandation de morceaux testés pour le choix et pour le rangement en bibliobus restent à faire !

"La route musicale de la soie" : très bel objet que ce double CD proposant une sélection de morceaux musicaux par des artistes des pays que parcourt la route mythique ! envoûtant ! J'ai lu récemment les 3 volumes de "La longue marche" de Bernard Ollivier, c'était bien venu de compléter cette lecture par l'ambiance sonore !!!

J'en ai d'autres, là des CD dont il faut que je cause, mais ça sera tout pour aujourd'hui !!!

'Zicalement vôtre...

Catherine B.